sujet de thèse sur les manchots

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sujet de thèse sur les manchots

Message  myriam le Dim 13 Avr 2008 - 22:08

RECHERCHE CANDIDAT(E) A UNE BOURSE DE THESE MNRT

Soumise à concours par l’Ecole Doctorale Vie et Santé, ULP Strasbourg, 2008

Date limite de pré-inscription en ligne du candidat : 8 juin 2008



SUJET :

JEUNER ET SE REPRODUIRE : LES ADAPTATIONS ENERGETIQUES DU MANCHOT ROYAL

L'utilisation de l'énergie est au coeur de l'écologie des organismes et contraint de nombreux aspects de leur comportement et de leur stratégie d'histoire de vie. C'est notamment le cas lors de la reproduction quand l'adulte doit équilibrer ses propres besoins énergétiques avec ceux de sa progéniture. Réaliser ce compromis devient particulièrement critique quand la reproduction correspond à de longues périodes de privation alimentaire, tel qu'observées notamment chez certaines espèces de mammifères et d'oiseaux. Ainsi, chez le manchot royal, un oiseau marin des régions subantarctiques, la formation des couples et de l'oeuf, l'incubation et l'élevage du petit qui dure près d'un an, et la mue pré-nuptiale sont associés à des épisodes de jeûne à terre pouvant atteindre plus d'un mois.

Quelles sont les adaptations énergétiques permettant à cet animal de se reproduire sous des conditions climatiques peu clémentes tout en supportant ces jeûnes prolongés? Répondre à cette question peut non seulement apporter des informations sur les conséquences populationnelles à long terme des variations de la disponibilité alimentaire (dont dépend le stockage des réserves énergétiques utilisées lors du jeûne), mais aussi sur les mécanismes physiologiques fondamentaux permettant de contrôler à travers la régulation de la dépense d'énergie l'utilisation de ces réserves, notamment adipeuses.

Les travaux en cours, réalisés dans les Iles Crozet dans le cadre du programme "ECONERGIE" et soutenus par l'Institut Paul-Emile Victor (IPEV) montrent que le niveau de la dépense énergétique varie au cours de l'année et que dans certaines circonstances (début de l'incubation chez le mâle, jeûnes hivernaux) ce niveau peut être équivalent voire inférieur à celui considéré comme basal. Le sujet de thèse proposé a pour objectif de déterminer quels sont les mécanismes physiologiques et comportementaux permettant une telle épargne énergétique.

Le suivi en continu de la dépense énergétique d'animaux en total liberté, au cours des différentes phases du cycle reproducteur et chez les deux sexes, sera réalisé en utilisant les outils du biologing (enregistrement de la fréquence cardiaque, accélérométrie). Cette méthodologie permettra aussi de déterminer le coût énergétique des différents comportements et activités observés lors de la reproduction (formation des couples, établissement du territoire, formation et réchauffement de l'oeuf, soins au poussin, etc...). La recherche des mécanismes d'épargne énergétique sera basée sur la mesure de différentes températures corporelles internes et sous-cutanées (existence d'une hypothermie?), ainsi que sur celle de l'activité comportementale (scan sampling, actimétrie: faible activité locomotrice? sommeil?). La possibilité qu'une moindre sensibilité à un stress aigu (qui stimule fortement la dépense énergétique) représente aussi un mécanisme d'épargne sera examinée en étudiant la réponse corticale et métabolique à un stress de contention, à différentes étapes de la reproduction. Enfin, le lien potentiel entre dépense énergétique et composition corporelle (proportion masse adipeuse vs masse musculaire) sera recherché à l'aide de méthodes non-invasives (espace de dilution d'eau marquée).

Le sujet proposé fait donc appel à une méthodologie très variée, non invasive, à l'interface entre physiologie et comportement. Une partie de l'équipement nécessaire (biologgers) est développée au sein de l'IPHC (UMR CNRS 7178). Deux missions de terrain (Terres Australes et Antarctiques Françaises), dans un contexte logistique et matériel très favorable et d'une durée de 2-3 mois seront nécessaires pour mener à bien le projet de thèse.


Profile du candidat :

Le candidat devra avoir de très bons résultats en M1 et pour la partie théorique du M2 (note minimale de 13/20 exigée). Il devra avoir un intérêt marqué pour la physiologie énergétique et pour l'étude du comportement, dans un contexte écologique. Il saura utiliser différentes méthodologies et les mettre en oeuvre sur le terrain. Une forte capacité en informatique et en statistiques est nécessaire pour le traitement d'importants fichiers de données, ainsi qu'une TB aptitude à la lecture et à l'écriture en langue anglaise. Autonomie et sens du contact appréciés.


Expertise acquise :

Forte potentialité d'acquisition de compétences théoriques et pratiques dans le domaine de l'énergétique et du comportement, grâce à la richesse des approches tant au sein de l'équipe d'accueil que dans le Département.
Acquisition d'un large pannel de compétences méthodologiques applicables ultérieurement dans le domaine de l'environnement et de la conservation comme dans le domaine biomédical, sur le terrain comme en laboratoire.
Solide formation à la conception de protocoles et à la rédaction scientifique grâce à une forte disponibilité du Directeur de thèse.

Contact :

Directeur de thèse : René Groscolas
DR2 CNRS
Directeur-adjoint du Département Ecologie, Physiologie et Ethologie
Institut Pluridisciplinaire Hubert-Curien, UMR CNRS 7178, Strasbourg

e-mail : rene.groscolas@c-strasbourg.fr
Tel: 03 88 10 69 23

Sujet en ligne à partir du 4 avril 2008 sur le site: www-ed-sdvs.u-strasbg.fr (laboratoire, sujet thèse)

myriam
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